Anecdotes

Pierre nous a dit:
On avait tout ce qu’il fallait. Des légumes, des poules et des lapins. Pour les vêtements on allait à Mâcon, comme mon père avait une voiture il nous emmenait pour faire nos courses.
Il y avait un service régulier qui allait à Mâcon. On prenait le car Citroën sur la place du village.
En complément d’alimentation, il y avait Monsieur Jamet, il y avait le boulanger qui passait tous les jours.
Il y avait un épicier qui avait le thé, le café, l’huile, etc. Je me vois très souvent avec ma grand-mère attendre ces commerçants ambulants qui s’arrêtaient en haut du village vers la Croix du Sentier.
On faisait notre vin à la maison. Je me souviens bien du pressoir en fonctionnement. On a dû faire notre vin jusque dans les années 49-51.    Il y avait plusieurs troupeaux de chèvres donc certains étaient tenus par des dames. Elles passaient leurs journées à faire paitre leurs chèvres le long des chemins. Je me souviens de Madame Doja qui avait un troupeau qui passait par les Burdines. C’était des troupeaux de quatre ou cinq bêtes. Nous achetions nos fromages chez la mère d’Angel Pacaud. Je n’ai pas souvenir d’autres fromages.

Madame POGGIA était sourde et muette.
Toujours coiffée d’un chapeau de paille on la croisait souvent, car elle avait aussi un troupeau de chèvres qu’elle faisait paître le long des chemins comme les Burdines, bordés de buissons de ronces et de pruneliers.

Monsieur BERRY habitait la maison actuellement occupée par Roger et Michèle SAVOT route de la montagne/angle impasse des Tours. Il assurait les annonces officielles lors d’un tour de la commune, qu’il effectuait à pied, coiffé du kepi officiel des gardes champêtres.
Aux carrefours, toujours  les mêmes, grâce à un tambour il attirait l’attention des habitants et proclamait les annonces, au nom du Maire: dates d’ouverture de la chasse, de la pêche, des vendanges, décisions du conseil municipal, manifestations comme le 11 novembre, le 8 mai, etc.